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"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire."
Albert Einstein

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TOUT CE QU'ON DEVRAIT
TOUS SAVOIR
SUR LE PLASTIQUE

Micro (nano) plastiques: la menace est invisible, mais bien là. 

La pollution plastique est un problème mondial qui ne pourra être résolu par l'innovation que si l'on prend en considération les recherches, les avancés des différentes études et rapports nous mettant en évidence l'ampleur des effets nocifs des micro (nano) plastiques sur la santé humaine, animale et sur l'environnement. 

Notre véritable problème

Concernant la pollution plastique, notre véritable problème est: le microplastique ou nanoplastique. 

Mais c'est quoi, les microplastiques ou nanoplastiques? 

 

Ce sont des minuscules morceaux de plastique dont la taille est inférieure à 5 mm, qui sont produits par la dégradation du plastique soit l'usure de produits aussi divers que les vêtements synthétiques, les sneakers, les pneus, ou les lentilles de contact, soit par la dégradation de déchets plastique dans l’environnement, notamment dans l’océan.

 

Les nanoplastiques sont des nanoparticules de plastique plus petites que cent nanomètres ou un micromètre, invisibles à l'oeil nu. 

Ces dernières années, les études alertant sur la présence de plastiques dans l’environnement, y compris dans les glaciers des pôles ou sur des îles sans aucune présence humaine, ont mis la lumière sur un phénomène de pollution mondiale. 

Les Nations Unies ont déclaré en 2017 que l’océan contenait 51 trillons de particules de microplastiques, 500 fois plus que le nombre d’étoiles dans la galaxie.

                   En 2018, le programme des Nations Unies pour l’environnement a placé la question du plastique dans l’océan parmi les six urgences environnementales les plus préoccupantes (avec entre autres le changement climatique, l’acidification des océans et la perte de biodiversité - à noter que la pollution plastique étant responsable de chacun de ces trois préoccupations-.).

                 L'ONU estime que la pollution par les déchets en plastique est «l’un des plus grands fléaux environnementaux de notre temps».

Des microplastiques ont été aussi retrouvés dans des produits alimentaires comme les poissons, les fruits de mer, la bière, le miel, le sel ou encore l’eau en bouteille ou du robinet, et même dans l'air ou la neige.

On ne connaît pas encore tous les impacts réels de ces microplastiques sur la santé humaine mais de nombreuses études prouvent que les microplastiques contiennent des stabilisants ou des agents chimiques, perturbateurs endocriniens, et qu'ils sont aussi des éponges à polluants qui sont nuisibles à la santé des animaux qui les ingèrent et à l'être humain, pouvant créer de graves troubles de santé tels que l’obésité, des cancers ou l'infertilité.

En 2017, une étude menée au King's College de Londres suggérait qu'avec le temps, les effets cumulés de l'ingestion de plastique pourraient se révéler toxiques.

"Notre planète est en train d’être silencieusement conquise par ces ‘microbombes’. Je pense que la pollution par les plastiques est de nature à éradiquer toute vie sur la planète. C’est le grand méchant loup du XXIe siècle!"Ali Karami, auteur de l'étude révélant la présence de microplastiques dans le sel.

En Août 2019, l'OMS a appelé à renforcer la recherche sur les microplastiques et à prendre des mesures énergiques contre la pollution par le plastique, mais c'était avant la crise du Coronavirus... Aujourd'hui où en est-on dans les mesures? 

«Il est urgent d’en savoir plus sur les conséquences des microplastiques sur la santé, car ceux-ci sont présents partout, y compris dans l’eau que nous buvons» a déclaré Maria Neira, Directrice du Département Santé Publique, Environnement et déterminants sociaux de la santé à l’OMS.

Cliquez ici  pour plus d'information. 

Nous sommes sans doute à la veille d’une des plus importante crise sanitaire. 

Le plus terrifiant, c’est que le consommateur n'en sait rien et qu'on continue à faire de la publicité pour des produits plastiques ou emballés dans du plastique, comme si de rien n'était. 

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Le plastique menace la santé humaine à échelle mondiale

Il est transporté le long de nos routes et relâché dans notre ciel.

Il nous entoure dans nos maisons et nos bureaux.

Il empoisonne nos océans, nos voies navigables et notre sol.

Il est même dans la nourriture que nous mangeons et l'eau que nous buvons.

Il s'agit du plastique.

Les déchets plastiques polluent, on le sait.

Un rapport publié en Février 2019 parle même de « crise sanitaire globale ignorée, bien que sous nos yeux ».

Selon ce nouveau rapport intitulé Plastic & Health: The Hidden Costs of a Plastic Planet, il a un impact sur la santé humaine à échelle mondiale.

De plus en plus, la recherche démontre que les mêmes caractéristiques qui en font un matériau léger et aux liaisons moléculaires incroyablement durables en font aussi une menace omniprésente, et persistante pour la santé humaine et les écosystèmes. 

Mais le plastique n'apparaît pas comme par magie dans nos tasses de café, nos tapis et nos jouets.

Et il ne disparaît pas seulement lorsque nous le jetons dans la poubelle ou le bac de recyclage le plus proche.

 

La vie d'un produit en plastique commence lorsque les combustibles fossiles sont extraits du sol. Plus de 99% du plastique provient de combustibles fossiles, comme le pétrole, le gaz et le charbon.

Et son héritage toxique ne se termine jamais vraiment, il revient simplement dans notre corps via l'air que nous respirons, la nourriture que nous mangeons et l'eau que nous buvons.

Nous touchons, ingérons et inhalons des produits chimiques toxiques de ces matériaux chaque jour. Et les produits chimiques migrent régulièrement dans notre corps via la nourriture que nous mangeons et l'air que nous respirons dans nos propres maisons, avec des effets inquiétants.

Dans certains plastiques, comme le PVC, ces composés toxiques peuvent représenter jusqu'à 80% du poids total du produit final.

Et d'innombrables études découvrent ces produits chimiques dans le sang et d'autres tissus corporels et même chez les bébés, qui sont maintenant nés «pré-pollués».

Le plastique ne disparaît jamais vraiment et son impact toxique non plus.

Le rapport est clair : on ne sait pas quoi faire de tous les déchets de plastique accumulés.

De tous les plastiques jamais créés, seulement 9% sont recyclés, 12% sont brûlés et 79% se retrouve dans les décharges ou l'environnement.

Les incinérateurs ajoutent une nouvelle salve de polluants dans l’air, l’eau et les sols.

Le recyclage a lui pour inconvénient de perpétuer tous les produits dangereux.

La combustion du plastique (ou sa reconversion en carburant) libère des métaux lourds, des gaz acides et d'autres toxines dangereuses dans l'air, l'eau et le sol.

Dans l'environnement, le plastique se décompose en morceaux de plus en plus petits appelés micro (et nano) plastiques contaminant les cours d'eau, les sols agricoles et l'air que nous respirons.

Et ces micro et nano plastiques sont suffisamment petits pour contaminer toute la chaîne alimentaire, et comme une éponge toxique, absorbent des produits chimiques toxiques supplémentaires de l'environnement à mesure qu'ils se dégradent.

Notre exposition répétée à ce cocktail toxique de produits chimiques pourrait avoir de graves impacts sur la santé, dont beaucoup n'ont pas encore été entièrement identifiés.

Plastic & Health: The Hidden Costs of a Plastic Planet est le premier rapport complet sur les impacts sur la santé du cycle de vie du plastique à ce jour. Et tandis que le rapport identifie de nombreux domaines qui nécessitent des recherches supplémentaires pour mieux comprendre les voies d'exposition et les mécanismes de toxicité, les informations disponibles sont plus que suffisantes pour brosser un tableau clair: le plastique est toxique à chaque étape de son cycle de vie.

 

Alors, avons-nous vraiment besoin d'attendre encre d'autres études ou rapport pour réagir? 

Nous savons une chose avec certitude: toute vraie solution doit réduire la production et l'utilisation du plastique.

Parce que lorsque votre évier déborde, vous ne commencez pas par attraper une serpillière, vous fermez d'abord le robinet!

Le droit à la santé et à la vie exigent une action mondiale urgente pour réduire l’exposition au cycle de vie toxique du plastique.

 

Sources :

David Azoulay - Environmental Health Director, Center for International Environmental Law (CIEL) 

Leonardo di Caprio Foundation

Nous avalons en plastique
l'équivalent du poids d'une carte de crédit par semaine

Selon un rapport du WWF datant du 11 Juin 2019, qui compile 50 études, chaque être humain avalerait environ 2.000 micro-pièces et particules de plastique chaque semaine, soit l'équivalent du poids d'une carte de crédit. 

Première source de plastique ingurgité : l'eau, et tout particulièrement celle en bouteille.

Les fruits de mer, la bière et le sel contiennent également le plus fort taux.

 

A noter que lorsque les chercheurs de l'université Johns-Hopkins se sont intéressés à l'impact de la consommation de fruits de mer contaminés par les microplastiques, ils ont également découvert que l'accumulation de plastique pouvait à terme endommager le système immunitaire et fragiliser l'équilibre intestinal.

Ce rapport contribuera à cerner les risques toxicologiques pour les humains.

Intitulé "De la nature aux humains : jusqu'où iront les plastiques?", ce rapport a été menée par l’Université de Newcastle en Australie. 

“C’est un signal d’alarme pour les gouvernements: les plastiques ne polluent pas juste nos rivières et océans, ils ne tuent pas seulement la vie marine, mais ils sont en chacun d’entre nous”, souligne Marco Lambertini, directeur général du WWF International.

Cliquez ici pour lire le rapport. 

D'après une autre étude Canadienne datant du 5 juin 2019, Human Consumption of Microplastics, une personne lambda ingère et respire une moyenne de 100 000 particules de plastique par an. 

 

Quelque 90.000 particules supplémentaires sont à ajouter si l'on consomme uniquement de l'eau en bouteille plastique.

La quantité exacte de microplastique avalée par l'homme serait en réalité bien plus élevée que cette estimation, préviennent les chercheurs canadiens à l'origine de l'étude. Leur analyse n'a pris en compte qu'une partie de la nourriture et de l'eau contaminées par les plastiques et ingérées par les consommateurs.

L'impact sur la santé humaine reste à préciser, notent les chercheurs.

Pour autant, les particules les plus fines (moins de 130 microns de diamètre) "peuvent potentiellement passer dans des tissus humains (et) générer une réponse immunitaire localisée".

Cette étude conclut que « la façon la plus efficace de réduire la consommation humaine de microplastiques sera sans doute de réduire la production et le recours aux plastiques ».

Pour visualiser la quantité de microplastique que nous consommons, nous vous invitons à visiter à cliquer ici.

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Le plastique contribue au réchauffement climatique

Le plastique libère, lors de sa dégradation, des gaz à effet de serre.

Ce qui contribue au réchauffement climatique, d'après une étude publiée aux Etats-Unis en Août 2018. 

Les chercheurs ont fait des tests sur tous types de produits - bouteilles d'eau, sacs, emballages ou produits industriels - et sont arrivés à la conclusion que le polyéthylène «était l'émetteur le plus prolifique».

Le polyéthylène (ou PE) est l'un des plastiques les plus répandues dans le monde, notamment dans les bouteilles d'eau.

Les chercheurs n'ont pas encore déterminé la quantité de gaz à effet de serre ainsi libérée, «mais il est urgent de le faire», a souligné David Karl, l'auteur principal de cette étude, au regard des 8 milliards de tonnes de plastique répandus sur Terre et une production qui est prévue de doubler dans les deux prochaines décennies.

«Notre découverte apporte encore une fois la preuve qu'il faut arrêter la production de plastiques à la source.», a affirmé une co-auteure de l'étude, Sarah-Jeanne Royer, chercheuse à l'International Pacific Research Center de l'université de Hawaï.

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NOTRE BOUTEILLE A LA MER

 

SOS - Fort de tous ces constats remontés par la science, vous conviendrez que les objectifs communiqués par de nombreuses marques de nous fabriquer toutes leurs bouteilles plastiques à partir de 100% de plastique recyclé (rpet) pour 2025 n'est pas une solution.

Bien au contraire, cela contribue au problème.

Il n'y a plus de temps à perdre. Nous devons agir maintenant.

On sait aujourd'hui que le plastique même recyclé nous empoisonne à petit feu.

Si leur objectif est de nous offrir les bienfaits de l'eaux minérale naturelle ou la saveur de leur boisson dans l’emballage le plus vertueux possible, ils doivent dès à présent stopper leur production d'emballage bouteille plastique et investir dans l'élimination sûre et responsable des 583 milliards de bouteilles en plastique qui sont écoulées chaque année.

Il faut cesser de faire croire qu'un produit en plastique recyclé est écologique.

Quelles sont les entreprises qui prendront l"human care" en considération? 

Les microparticules de plastique sont partout

Les micro-plastiques se retrouvent désormais partout sur la planète, dans les fleuves, sur les plus hauts glaciers comme au plus profond de l'océan, dans les failles marines

Ils sont aussi présents dans l'espace.

Difficile d'avoir des chiffres précis sur le nombre de ces morceaux de métal et de plastique, qui errent au-dessus de nos têtes.

La NASA, à elle seule, suivrait dans les 23.000 objets de plus de 2 cm, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg.

En 2017, lors de sa 7ème conférence sur le sujet, l'agence spatiale européenne (ESA) évaluait à 8.000 tonnes le poids total des engins spatiaux en orbite autour de la Terre, dont... 6.300 tonnes de satellites hors service et de morceaux plus ou moins gros !

Selon certaines estimations, il y aurait environ 750.000 morceaux de plus d'1 cm et 166 millions de plus d'1 mm.

Source: Jean-Paul Fritz pour l'Obs

 
Les produits de beauté et de soins contribuent largement à la pollution microplastique

 

Dans l'industrie de la beauté et la cosmétique, le contexte est le suivant: la question du plastique est actuellement au centre des préoccupations et pourtant pour l'instant, on nous dit qu'il est difficile de se passer du plastique pour conditionner des produits d'hygiène-beauté.

Mais les marques s'engagent à réduire leur consommation de plastique; par contre la majorité d'entre elles au lieu de se tourner vers des produits biosourcés, elles favorisent encore et toujours le recyclage du plastique, alors que ce n'est pas la solution. 

Et pire encore, des particules microplastiques sont largement utilisées comme agents abrasifs et sont présents dans une large gamme de produits cosmétiques et de soins, tels que les gommages pour le visage, les gels douche, les dentrifrices, les rouge à lèvres tandis que les nanoparticules sont utilisées dans les écrans solaires. Ils sont parfois appelés microbilles.

Chaque année, 5 à 14 millions de tonnes de plastique s'écoulent dans les océans depuis les zones côtières. Et chaque fois que vous vous brossez les dents, vous lavez le visage ou prenez une douche avec un produits contenant ces particules, vous envoyez une peu plus de microplastiques dans l'océan. 

Concernant les crèmes solaires qui sont censés nous protéger, beaucoup d'entres elles utilisent encore le dioxyde de titane et l'oxyde de zinc sous forme de nanoparticules afin d'éviter l'effet "traces blanches".

À cette taille minuscule (moins de 100 nanomètres), elles peuvent pénétrer n'importe quelle barrière, qu'il s'agisse de notre peau, de celle des dauphins, des coraux, et même le placenta !  

Nous vous conseillons de lire l'article suivant pour en savoir davantage. 

Il a été également démontré que l'inhalation de petites particules telles que les microplastiques provoque l'asthme, les maladies cardiaques et le cancer.

Alors, lorsque vous devez acheter un produit de beauté ou de soins, soyez vigilant tant à l'égard du contenant que du contenu des produits.

Si vous voyez les mots "polyéthylène, polypropylène ou polyéthylène téréphtalate", ce produit contient des microplastiques dans sa formulation.

Reconsidérez votre achat et choisissez un produit avec des options plus respectueuses de l'environnement.

Nous pouvons tous faire une différence. 

Un tube de crème solaire peut contenir jusqu’à 100 billions de particules plastiques ajoutées intentionnellement.

 

Au soleil, il est très important de se protéger mais saviez-vous que la plupart du temps lorsque vous mettez de la crème solaire, il y a de fortes chances pour que vous soyez désormais recouvert de milliards de microplastiques.

D’après la Plastic Soup Foundation, un groupe militant néerlandais luttant contre la pollution plastique des eaux, un tube peut contenir jusqu’à 100 billions de particules plastiques ajoutées intentionnellement – pour lier les ingrédients ensemble, former une fine couche sur la peau, ou encore pour rendre la crème résistante à l’eau.

Est-ce dangereux de nous enduire ainsi de plastique ?

Pour certains scientifiques, cela ne fait aucun doute.

Dr Heather Leslie, écotoxicologue à l’université libre d’Amsterdam aux Pays-Bas, explique que les plastiques « utilisés dans les cosmétiques qu’on ne rince pas sont généralement de l’ordre du micromètre voire plus petit encore » (un micromètre correspond à un millième de millimètre).

Plus la particule est petite, plus elle est dangereuse ; lorsqu’elles mesurent moins de 10 micromètres, « elles ont plus de chances de pénétrer les membranes biologiques ». Autrement dit, ces microplastiques pourraient littéralement passer sous votre peau.

                   D’après les dernières recherches de la Plastic Soup Foundation, environ 83% des produits solaires, 80% des désinfectants pour les mains, 71% des shampooings, et 61% des crèmes pour le visage contiennent des microplastiques.

 

Pour vérifier, téléchargez l’application Beat the Microbead, et scannez la liste des ingrédients des produits de votre salle de bain.

Les résultats sont exaspérants.

Nous vous conseillons vivement de lire cet article très instructif, écrit par Fleur Britten et publié sur vogue.fr 

Beat the Microbeat a testé une crème anti-rides contenu dans un packaging en plastique et le résultat est terrifiant:

une seule bouteille de 50 ml contient environ "1,48 million de particules de polyéthylène."

Test réalisé par ‘Vrije Universiteit van Amsterdam’.

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NOTRE BOUTEILLE A LA MER

SOS - Fort de tous ces constats remontés par la science et parce que le développement durable, la santé et la biodiversité sont des sujets qui comptent aujourd'hui, nous prions l'industrie de la beauté de montrer l'exemple et de nous garantir dès à présent que plus aucune microbille de plastique ne soit utilisée dans la production de leurs produits de soins ou crèmes solaires. 

 

Et afin de poursuivre le chemin vers le progrès, nous les prions également de se mobiliser afin de supprimer définitivement la matière plastique (PET, PP) recyclé ou non de leurs emballages et produits et d'utiliser des matériaux renouvelables et entièrement bio-sourcés.

L'industrie de la beauté relèvera t-elle ce défi d'innovation? 

 

La mode pollue l'océan mais surtout l'air

Le polyester, le nylon, l'acrylique et d'autres fibres synthétiques - qui sont toutes des formes de plastique - représentent désormais environ 60% du matériau qui compose nos vêtements dans le monde entier.

 

Les fibres synthétiques en plastique sont bon marché et extrêmement polyvalentes, offrant extensibilité et respirabilité dans le sport, ainsi que chaleur et robustesse dans les vêtements d'hiver.

 

Ces fibres ainsi que ceux issus du recyclage contribuent à la pollution plastique des océans d'une manière subtile mais omniprésente: les tissus qu'ils fabriquent s'infiltrent dans l'environnement juste en étant lavés.

 

Les estimations varient, mais il est possible qu’une seule charge de linge libère des centaines de milliers de fibres de nos vêtements dans l’approvisionnement en eau.

"Pensez au nombre de personnes qui lavent quotidiennement leurs vêtements et au nombre de vêtements que nous avons tous.", explique Imogen Napper, un scientifique marin de l'Université de Plymouth qui est co-auteur d'une étude parue en 2016 sur les fibres plastiques qui se détachent de nos vêtements.

Ces minuscules fibres plastiques traversent les usines de traitement des eaux usées, qui souvent n'ont pas de filtres assez fins pour les attraper. Les eaux usées traitées sont ensuite souvent déversées dans les rivières ou la mer, emportant avec elles des fibres de vêtements en plastique jusqu'à l'océan. 

            Et si je vous disais que nos vêtements, nos chaussures, et nos accessoires fabriqués à partir de ces fibres synthétiques créent des microplastiques simplement en les portant... 

Une étude datant de Février 2020, démontre pour la première fois que la libération directe de microfibres des vêtements dans l'air en raison de l'usure est d'égale importance pour les rejets dans l'eau.

 

Actuellement, il existe un intérêt considérable pour les interventions axées sur la capture des eaux usées. Cependant, ces résultats suggèrent que des interventions plus efficaces sont susceptibles de résulter de changements dans la conception textile qui pourraient réduire les émissions dans l'air et l'eau.

 

Les vêtements en polyester polluent aussi bien l'air que l'eau.

Cliquez ici pour plus de renseignements.

Tant que l'industrie du textile et de la mode n'aura pas innové sur le sujet, il y a trois recommandations générales pour les consommateurs:

1. acheter moins de vêtements,

2. moins de synthétique,

3. ne laver que si vraiment nécessaire.

Source: Vox media

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NOTRE BOUTEILLE A LA MER

 

SOS - Il est grand temps pour l'industrie de la mode de montrer l'exemple.

L'industrie de la mode est sans doute l'une des industries les plus créatives et les plus influentes.

Elle crée des effets de mode et en ce sens elle doit prendre ses responsabilités et prendre des décisions sur les modèles textiles de façon à réduire drastiquement la pollution microplastiques à la fois dans l'eau et dans l'air.

Beaucoup dans l'industrie du textile ou de la mode n'ont pas encore pris la mesure de l'urgence.

Beaucoup, non pas encore compris qu'il est devenu vital aujourd'hui de cesser de fabriquer et d’utiliser du plastique pour leurs créations.

Beaucoup trop encore, n'ont pas compris que même si ce défi semble immense, il existe un certain nombre d'actions simples à réaliser pour contribuer dès à présent et bien plus largement au changement.

Transformer les déchets plastique en pièces de sport haute performance, en vêtements de mode, en accessoires n'est pas une solution. Cela ne l'a jamais été. 

En fabriquant ces produits avec des déchets plastique, vous amplifiez le problème avec la création de microplastiques.

Fort du constat des études cités plus haut, nous savons que des millions de particules de microplastiques vont forcément polluer l'océan et l'air avec le simple usage ou lavage de ces produits en matière synthétique ou plastique recyclé.

 

Combien de microfibres en plastique pensez-vous qu'on libère dans les océans lorsqu'on lave des vêtements ou des chaussures fabriqués en matière synthétique ou à partir de déchets plastique venus des océans?

Combien de microfibres en plastique pensez-vous qu'on libère dans l'air lorsqu'on porte des vêtements ou chaussures fabriqués en matière synthétique ou à partir de déchets plastique venus des océans?

Certaines marques croient fermement au pouvoir qu'elles ont d’utiliser leur influence et d’agir en réponse aux problèmes environnementaux; à celles là nous demandons d'agir dans ce sens et de cesser dès à présent la production de ces produits car malheureusement avec la vente et la production de ces produits en plastique recyclé, vous ne participez pas à réduire la pollution plastique, bien au contraire.

Ouvrez la voie au changement en contribuant à éliminer la pollution plastique, montrez l'exemple en cessant d'utiliser ces matières synthétiques ou plastique recyclé.

Pour la sauvegarde de l'océan, de notre planète, et de notre futur.

Le changement doit se produire maintenant. 

Est-ce que l'industrie du textile et de la mode entendront notre appel? 

2019, une année sous le signe du recyclage du plastique 

Le paysage européen du recyclage des plastiques a brutalement changé il y a maintenant trois ans, lorsque le premier jour de l'année 2018, la Chine interdisait officiellement l’importation sur son territoire de déchets plastiques générés en Occident.

La Chine, le plus grand marché du monde pour les déchets recyclés, a fermé ses portes et a interdit à 24 types de déchets d'entrer dans le pays, arguant que ce qui arrivait était trop contaminé.

Le changement de politique a été en partie attribué à l’impact d’un documentaire, Plastic China, qui est devenu viral avant que les censeurs ne l’aient effacé d’Internet en Chine.

Le film suit une famille travaillant dans l'industrie du recyclage du pays, où les humains ramassent de vastes dunes de déchets occidentaux, déchiquetant et faisant fondre le plastique récupérable en granulés pouvant être vendus aux fabricants.

C'est un travail sale et polluant - et mal payé. Le reste est souvent brûlé à l'air libre. La famille vit aux côtés de la machine de tri, leur fille de 11 ans jouant avec une Barbie tirée des ordures.

L’Europe a donc dû trouver de nouveaux débouchés pour ces volumes, qu’il s’agissait également de limiter. 

La plupart des déchets exportés dans le monde proviennent des pays industrialisés et arrivent en Asie, et désormais en Asie du sud-est. Mais, face à l'afflux, des pays comme la Thaïlande, le Vietnam ou les Philippines qui nous renvoient les containers, les déchets s'amoncellent. Le Royaume-Uni et plusieurs villes américaines ont dû se mettre à incinérer les plastiques à recycler qu'ils ne peuvent pas stocker.

 

L’Union européenne annonçait son intention d’interdire l’utilisation d’une dizaine de produits en plastique à usage unique dès 2021. Cette décision, révélée le 19 décembre 2018, a fait de 2019 une année charnière pour le recyclage des polymères. 

Le plastique est l'endroit où le recyclage devient le plus controversé. Le recyclage de l'aluminium, par exemple, est simple, rentable et respectueux de l'environnement: fabriquer une boîte en aluminium recyclé réduit son empreinte carbone jusqu'à 95%. Mais avec du plastique, ce n'est pas si simple.

D'après Nathalie Gontard, chercheuse à l'Inra, spécialisée dans la lutte contre les emballages: "Dans la perspective d’une économie circulaire, le recyclage du plastique n’est pas possible parce qu’il se dégrade. Le meilleur recyclage qui existe est celui du PET (Polytéréphtalate, utilisé pour les bouteilles plastique) qui consiste à le collecter et à le décontaminer. Il faut savoir que le plastique est «une éponge » : votre bouteille de jus d’orange aura absorbé des gouttes de jus d’orange, qu’il va falloir enlever. Et donc à la fin du recyclage, le plastique est dégradé : il a perdu de ses propriétés, on doit donc lui ajouter des polymères vierges pour recréer du plastique.

C’est pourquoi lorsqu’on parle de recyclage du plastique, il ne s'agit pas de recyclage à proprement parler, mais de dé-cyclage. Votre bouteille, une fois qu’elle aura été recyclée une, deux ou trois fois, ne sera plus recyclable."

L'industrie du plastiques nous dit que les bouteilles en PET sont facilement recyclables. Même si nous savons maintenant que le recyclage du plastique n'est pas la solution, nous aimerions tout de même comprendre un non sens.

Au lieu de produire de nouvelles bouteilles en plastique recyclé, environ 80% du PET recyclé est utilisé pour la production de fibres dans l’industrie de la mode par exemple. Alors que les tissus synthétiques libèrent des fibres de plastique lors de leur lavage, de leur usage ou en raison de l’usure, générant ainsi une source importante de microplastiques dans l’environnement. 

Sources: 

Interview France Inter de Nathalie Gondard, 22 Mars 2019

Plastic recycling is a myth, The Guardian, 17 Août 2019
 

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L'Afrique, nouvelle plaque tournante des déchets plastiques.

La Chine ne veut plus être la "poubelle du monde". 

En bannissant début 2018 l'importation de déchets plastiques sur son territoire, la Chine a créé un véritable séisme dans l'industrie mondiale du recyclage. Depuis, les pays occidentaux peinent à trouver des solutions de repli.

D’autant plus que plusieurs pays voisins régulent à leur tour cette activité pour limiter les importations de détritus.

 

En Mai 2019, les Philippines annonçaient renvoyer au Canada des tonnes de déchets, pour affirmer leur volonté de ne pas être les décharges des pays occidentaux.

Le marché des déchets est pourtant très lucratif : en 2017, il représentait quatre milliards d'euros.

La même année, la France exportait par exemple 14 millions de tonnes de déchets principalement vers des pays voisins (Espagne, Belgique, etc) mais aussi vers la Chine.

Si une grande majorité des pays développés a fait du recyclage des déchets une priorité, ils envoient encore beaucoup de leurs détritus à l'étranger et surtout les plus toxiques. Outre l'Asie, leur destination c'est aujourd'hui l'Afrique.

L'Afrique est devenue la destination des exportations de déchets plastiques toxiques et électroniques.

Résultat : le continent est submergé de déchets.

Des décharges sauvages apparaissent et plusieurs pays, dont l’Éthiopie, le Congo, le Burkina Faso, le Mozambique, le Mali ou le Niger voient leurs décharges déborder d'ordures ménagères mais aussi de matériaux toxiques ou d'équipements électroniques, venus de pays développés.

Depuis le changement de politique de la Chine sur les déchets plastiques, les États-Unis, l'Australie et de nombreux pays européens exportent leurs déchets vers d'autres pays d'Afrique qui sont beaucoup moins en mesure d'y faire face. Sans l'infrastructure pour traiter les déchets ou les fonds pour les rejeter sur d'autres, le plastique a inondé ces nations, remplissant les voies navigables, obstruant les routes et les champs, et se mélangeant de manière complexe à l'alimentation animale.

 

Les plastiques ne se biodégradent pas, de sorte que les minuscules lambeaux "microplastiques" resteront dans l'eau, le sol et l'air pendant des siècles. Voici l'un des vrais visages du recyclage. 

Nous vous recommandons vivement de lire le reportage réalisé en Afrique sur les ramasseurs de déchets, les «wastepreneurs». Reportage écrit par Sharon Lerner pour The Intercept.

Le Kenya n'est qu'un des pays en développement où le plastique est à l'origine de graves problèmes de droits de l'homme et du travail des enfants, en plus de la dévastation de l'environnement.

Au Cameroun, les déchets plastiques sont fondus en une boue, qui est ensuite mélangée à du sable et utilisée pour paver les routes, selon Gilbert Kuepouo, coordinateur du groupe environnemental camerounais Research and Education Center for Development. Alors que le ministère camerounais de l'Environnement promeut cette pratique comme étant respectueuse de l'environnement, le plastique est fondu à « l'air libre » et libère à la fois des gaz à effet de serre et des produits chimiques toxiques. Ce qui comprenez bien, n'est pas du tout respectueux pour l'environnement, ni pour la santé humaine. 

La combustion pure et simple du plastique, bien qu'encore plus dangereuse que la fonte pour le recyclage, est la principale méthode d'élimination dans de nombreux pays.

Alors qu'environ 41% des déchets sont brûlés ouvertement dans le monde, dans certaines villes africaines, 75% des déchets sont éliminés de cette manière.

 

Le groupe international sur le climat G20 appelle cette pratique, qui exacerbe le changement climatique et crée une pollution atmosphérique et des cendres toxiques et cancérigènes, une «catastrophe sanitaire mondiale».

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Les coulisses du recyclage

"Plastic Wars"

Trois hauts dirigeants qui représentaient l'industrie des plastiques à un moment charnière ont jeté un nouvel éclairage sur les efforts de l'industrie pour surmonter les inquiétudes croissantes concernant les déchets plastiques en poussant le recyclage - malgré le fait qu'"il n'y a jamais eu de convictions réels sur le fait que le recyclage allait fonctionner."

Ce sont les mots de Lewis Freeman, ancien vice-président des affaires gouvernementales pour ce qui était alors le principal groupe de lobbying de l'industrie, la Society of the Plastics Industry, dans le nouveau documentaire intitulé "Plastic Wars".

 

                "L'industrie promouvrait publiquement le recyclage comme la solution à la crise des déchets - malgré les doutes internes, depuis presque le début, qu'un recyclage généralisé du plastique ne pourrait jamais être économiquement viable."

La stratégie était simple:

"Si le public pense que le recyclage fonctionne, alors ils ne seront pas aussi préoccupés par l'environnement", explique Larry Thomas, qui dirigeait auparavant le SPI.

À ce jour, on estime que seulement 10% du plastique produit a été recyclé.

Pour visionner "Plastic Wars", une enquête conjointe de FRONTLINE et NPR, sortie le 31 Mars, 2020, cliquez ici

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NOTRE BOUTEILLE A LA MER

 

SOS - Le plastique recyclé reste du plastique, une matière dangereuse et toxique, qui se décompose en micro ou nano-plastiques et contient souvent des perturbateurs endocriniens mettant en danger nos vies. 

Quand allons-nous arrêter tout cela? Quand allons fermer enfin le robinet? Le plastique recyclé n'est pas une solution pour sauver la planète mais une question de business car le plastique recyclé n'est pas une solution, il contribue à la pollution plastique et permet seulement au business pharamineux du plastique de perdurer.

 

Nous devons ouvrir les yeux avant qu'il ne soit trop tard et cesser cette surproduction de plastique vierge, de plastique recyclé et favoriser les alternatives entièrement biosourcés et biodégradables.

Nous ne pouvons plus utiliser de manière aussi systématique le plastique dans notre consommation.

Nos gouvernements vont-il enfin prendre des mesures d'innovation et cesser avec le recyclage du plastique en mettant en place des structures qui auront pour mission d'exterminer définitivement ce plastique de manière eco-responsable? 

Une étude relie les produits chimiques contenus dans les plastiques aux anomalies génitales chez les bébés garçons.

Les médecins et les chercheurs savent que les produits chimiques artificiels que l'on trouve couramment dans les plastiques, les aliments, les produits de soins personnels et les matériaux de construction peuvent interférer avec le fonctionnement des hormones comme l'œstrogène et la testostérone dans le corps.

Une étude publiée en 2016 dans la revue Environmental Research montre que l'exposition des femmes enceintes à un produit chimique perturbateur du système endocrinien particulier appelé diéthylhexyl pthalate (DEHP) est directement lié aux anomalies des organes reproducteurs des nouveau-nés.

Dr. Sheela Sathyanarayana, chercheuse en santé environnementale pédiatrique au Seattle Children’s Research Institute  qui a dirigé l'étude, a déclaré: "Pour la première fois, nous avons montré que plus la concentration de DEHP dans l'urine d'une mère était élevée, plus son garçon était susceptible de naître avec une anomalie génitale. C'est la première fois que nous avons pu montrer que l'exposition à un produit chimique perturbateur endocrinien peut entraîner des modifications du système reproducteur."

Les femmes enceintes et les familles peuvent prendre des mesures simples et sensées pour réduire l'exposition aux produits chimiques perturbateurs du système endocrinien. Ces produits chimiques, appelés phtalates, se trouvent le plus souvent dans les plastiques, les produits de soins personnels comme les shampoings, le maquillage et les parfums, et dans l'approvisionnement alimentaire américain à partir de choses comme les pots, les emballages et autres types de stockage.

Conseils pour éviter les produits chimiques (perturbateurs du système endocrinien)

  • Recherchez les articles étiquetés sans phtalate ou sans BPA.

  • Minimisez les produits de soins et concentrez-vous sur des produits simples avec des ingrédients simples et clairs.

  • Utilisez du verre, de l'acier inoxydable, de la céramique ou du bois pour contenir et stocker des aliments au lieu du plastique, et ne mettez jamais les aliments au micro-ondes dans du plastique.

  • Ne chauffez pas le lait ou les aliments d'un bébé dans des plastiques et ne versez pas de liquides chauds dans des produits en plastique tels que des gobelets.

  • Vérifiez les symboles en plastique et évitez les plastiques connus pour contenir ces produits chimiques, y compris les numéros 3 (PVC et vinyle), 6 (mousse de polystyrène) et 7 (autres, peuvent contenir du BPA).

  • Se laver fréquemment les mains.

Le DEHP est également utilisé dans les jouets depuis 40 ans. Les phtalates sont globalement utilisées dans beaucoup de plastifiants, dont les anneaux de dentition, les sucettes ou encore les hochets.

L'utilisation de cet ingrédient toxique (DEHP) en cosmétique affecte également les jeunes adolescentes qui commencent à utiliser le maquillage dès l'âge de onze ans. - Extrait de "Acheter le cancer" de Vivienne Harris. 

Grossesse : des microplastiques détectés dans le placenta

Des minuscules molécules de plastiques ont été détectées dans des placentas humains, révèle une étude italienne.

C'est la "première preuve de la présence de microplastiques dans le placenta humain".

Les auteurs de l’étude, des chercheurs en obstétrique et en sciences environnementales, s’inquiètent que ces polluants, "en agissant comme des perturbateurs endocriniens, pourraient avoir des effets à long terme sur la santé humaine."

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont recueillis six placentas auprès de femmes volontaires qui n’ont pas eu de complication pendant leur grossesse. Ils les ont ensuite analysés avec une technique de microspectroscopie extrêmement fine qui permet de détecter les microplastiques.

Résultat : 12 fragments de microplastique dont la taille variait de cinq à 10 micromètres (soit 10 fois plus petit que le diamètre d’un cheveu) ont été trouvés dans quatre placentas, aussi bien du côté du fœtus que du côté maternel.

Comment sont-ils arrivés là ? Tous ces fragments étaient colorés en bleu, rouge, orange et rose et semblaient provenir de diverses sources : revêtement, peinture, adhésifs, plâtres, emballages, produits d’hygiène ou encore cosmétiques que les futures mères auraient utilisés.

Problème : la toute petite taille de ces microplastiques fait qu’ils ont la capacité de passer dans le sang. Si les chercheurs n’ont pour l’instant pas la preuve formelle qu’ils sont passés dans le sang du fœtus, cette éventualité doit être considérée.

"C'est comme avoir un bébé cyborg : il n'est plus composé uniquement de cellules humaines, mais d'un mélange d'entités biologiques et inorganiques", a déclaré au Guardian Antonio Ragusa, directeur du département d'obstétrique et de gynécologie à l'hôpital Fatebenefratelli de Rome, qui a dirigé l'étude.

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Une étude relie les produits chimiques contenus dans les plastiques aux anomalies génitales chez les bébés garçons.

Les médecins et les chercheurs savent que les produits chimiques artificiels que l'on trouve couramment dans les plastiques, les aliments, les produits de soins personnels et les matériaux de construction peuvent interférer avec le fonctionnement des hormones comme l'œstrogène et la testostérone dans le corps.

Une étude publiée en 2016 dans la revue Environmental Research montre que l'exposition des femmes enceintes à un produit chimique perturbateur du système endocrinien particulier appelé diéthylhexyl pthalate (DEHP) est directement lié aux anomalies des organes reproducteurs des nouveau-nés.

Dr. Sheela Sathyanarayana, chercheuse en santé environnementale pédiatrique au Seattle Children’s Research Institute  qui a dirigé l'étude, a déclaré: "Pour la première fois, nous avons montré que plus la concentration de DEHP dans l'urine d'une mère était élevée, plus son garçon était susceptible de naître avec une anomalie génitale. C'est la première fois que nous avons pu montrer que l'exposition à un produit chimique perturbateur endocrinien peut entraîner des modifications du système reproducteur."

Les femmes enceintes et les familles peuvent prendre des mesures simples et sensées pour réduire l'exposition aux produits chimiques perturbateurs du système endocrinien. Ces produits chimiques, appelés phtalates, se trouvent le plus souvent dans les plastiques, les produits de soins personnels comme les shampoings, le maquillage et les parfums, et dans l'approvisionnement alimentaire américain à partir de choses comme les pots, les emballages et autres types de stockage.

Conseils pour éviter les produits chimiques (perturbateurs du système endocrinien)

  • Recherchez les articles étiquetés sans phtalate ou sans BPA.

  • Minimisez les produits de soins et concentrez-vous sur des produits simples avec des ingrédients simples et clairs.

  • Utilisez du verre, de l'acier inoxydable, de la céramique ou du bois pour contenir et stocker des aliments au lieu du plastique, et ne mettez jamais les aliments au micro-ondes dans du plastique.

  • Ne chauffez pas le lait ou les aliments d'un bébé dans des plastiques et ne versez pas de liquides chauds dans des produits en plastique tels que des gobelets.

  • Vérifiez les symboles en plastique et évitez les plastiques connus pour contenir ces produits chimiques, y compris les numéros 3 (PVC et vinyle), 6 (mousse de polystyrène) et 7 (autres, peuvent contenir du BPA).

  • Se laver fréquemment les mains.

Le DEHP est également utilisé dans les jouets depuis 40 ans. Les phtalates sont globalement utilisées dans beaucoup de plastifiants, dont les anneaux de dentition, les sucettes ou encore les hochets.

L'utilisation de cet ingrédient toxique (DEHP) en cosmétique affecte également les jeunes femmes qui commencent à utiliser le maquillage dès l'âge de onze ans. - Extrait de "Acheter le cancer" de Vivienne Harris. 

Grossesse : des microplastiques détectés dans le placenta

Des minuscules molécules de plastiques ont été détectées dans des placentas humains, révèle une étude italienne.

C'est la "première preuve de la présence de microplastiques dans le placenta humain".

Les auteurs de l’étude, des chercheurs en obstétrique et en sciences environnementales, s’inquiètent que ces polluants, "en agissant comme des perturbateurs endocriniens, pourraient avoir des effets à long terme sur la santé humaine."

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont recueillis six placentas auprès de femmes volontaires qui n’ont pas eu de complication pendant leur grossesse. Ils les ont ensuite analysés avec une technique de microspectroscopie extrêmement fine qui permet de détecter les microplastiques.

Résultat : 12 fragments de microplastique dont la taille variait de cinq à 10 micromètres (soit 10 fois plus petit que le diamètre d’un cheveu) ont été trouvés dans quatre placentas, aussi bien du côté du fœtus que du côté maternel.

Comment sont-ils arrivés là ? Tous ces fragments étaient colorés en bleu, rouge, orange et rose et semblaient provenir de diverses sources : revêtement, peinture, adhésifs, plâtres, emballages, produits d’hygiène ou encore cosmétiques que les futures mères auraient utilisés.

Problème : la toute petite taille de ces microplastiques fait qu’ils ont la capacité de passer dans le sang. Si les chercheurs n’ont pour l’instant pas la preuve formelle qu’ils sont passés dans le sang du fœtus, cette éventualité doit être considérée. "C'est comme avoir un bébé cyborg : il n'est plus composé uniquement de cellules humaines, mais d'un mélange d'entités biologiques et inorganiques", a déclaré au Guardian Antonio Ragusa, directeur du département d'obstétrique et de gynécologie à l'hôpital Fatebenefratelli de Rome, qui a dirigé l'étude.

NOTRE BOUTEILLE A LA MER

 

Est-ce qu'il existe une seule marque dans l'agroalimentaire qui peut s'engager publiquement sur le fait qu'aucun produit nutritif de sa production n'est emballés dans du plastique vierge ou plastique recyclé contenant des agents chimiques (perturbateurs endocriniens) susceptibles de porter atteintes à la santé humaine? Parce que se nourrir ne doit pas être synonyme de mourir. 

Car comme vous le dites très joliment "Chaque fois que nous mangeons et que nous buvons, nous pouvons voter pour le monde dans lequel nous voulons vivre."

NOTRE BOUTEILLE A LA MER

 

Est-ce qu'il existe une seule marque dans l'agroalimentaire qui peut s'engager publiquement sur le fait qu'aucun produit nutritif de sa production n'est emballés dans du plastique vierge ou plastique recyclé contenant des agents chimiques (perturbateurs endocriniens) susceptibles de porter atteintes à la santé humaine? Parce que se nourrir ne doit pas être synonyme de mourir. 

Car comme vous le dites très joliment "Chaque fois que nous mangeons et que nous buvons, nous pouvons voter pour le monde dans lequel nous voulons vivre."

NOTRE BOUTEILLE A LA MER

 

Est-ce qu'il existe une seule marque dans l'agroalimentaire qui peut s'engager publiquement sur le fait qu'aucun produit nutritif de sa production n'est emballés dans du plastique vierge ou plastique recyclé contenant des agents chimiques (perturbateurs endocriniens) susceptibles de porter atteintes à la santé humaine? Parce que se nourrir ne doit pas être synonyme de mourir. 

Car comme vous le dites très joliment "Chaque fois que nous mangeons et que nous buvons, nous pouvons voter pour le monde dans lequel nous voulons vivre."

Une étude relie les produits chimiques contenus dans les plastiques aux anomalies génitales chez les bébés garçons.

Les médecins et les chercheurs savent que les produits chimiques artificiels que l'on trouve couramment dans les plastiques, les aliments, les produits de soins personnels et les matériaux de construction peuvent interférer avec le fonctionnement des hormones comme l'œstrogène et la testostérone dans le corps.

Une étude publiée en 2016 dans la revue Environmental Research montre que l'exposition des femmes enceintes à un produit chimique perturbateur du système endocrinien particulier appelé diéthylhexyl pthalate (DEHP) est directement lié aux anomalies des organes reproducteurs des nouveau-nés.

Dr. Sheela Sathyanarayana, chercheuse en santé environnementale pédiatrique au Seattle Children’s Research Institute  qui a dirigé l'étude, a déclaré: "Pour la première fois, nous avons montré que plus la concentration de DEHP dans l'urine d'une mère était élevée, plus son garçon était susceptible de naître avec une anomalie génitale. C'est la première fois que nous avons pu montrer que l'exposition à un produit chimique perturbateur endocrinien peut entraîner des modifications du système reproducteur."

Les femmes enceintes et les familles peuvent prendre des mesures simples et sensées pour réduire l'exposition aux produits chimiques perturbateurs du système endocrinien. Ces produits chimiques, appelés phtalates, se trouvent le plus souvent dans les plastiques, les produits de soins personnels comme les shampoings, le maquillage et les parfums, et dans l'approvisionnement alimentaire américain à partir de choses comme les pots, les emballages et autres types de stockage.

Conseils pour éviter les produits chimiques (perturbateurs du système endocrinien)

  • Recherchez les articles étiquetés sans phtalate ou sans BPA.

  • Minimisez les produits de soins et concentrez-vous sur des produits simples avec des ingrédients simples et clairs.

  • Utilisez du verre, de l'acier inoxydable, de la céramique ou du bois pour contenir et stocker des aliments au lieu du plastique, et ne mettez jamais les aliments au micro-ondes dans du plastique.

  • Ne chauffez pas le lait ou les aliments d'un bébé dans des plastiques et ne versez pas de liquides chauds dans des produits en plastique tels que des gobelets.

  • Vérifiez les symboles en plastique et évitez les plastiques connus pour contenir ces produits chimiques, y compris les numéros 3 (PVC et vinyle), 6 (mousse de polystyrène) et 7 (autres, peuvent contenir du BPA).

  • Se laver fréquemment les mains.

Le DEHP est également utilisé dans les jouets depuis 40 ans. Les phtalates sont globalement utilisées dans beaucoup de plastifiants, dont les anneaux de dentition, les sucettes ou encore les hochets.

L'utilisation de cet ingrédient toxique (DEHP) en cosmétique affecte également les jeunes femmes qui commencent à utiliser le maquillage dès l'âge de onze ans. - Extrait de "Acheter le cancer" de Vivienne Harris. 

Grossesse : des microplastiques détectés dans le placenta

Des minuscules molécules de plastiques ont été détectées dans des placentas humains, révèle une étude italienne.

C'est la "première preuve de la présence de microplastiques dans le placenta humain".

Les auteurs de l’étude, des chercheurs en obstétrique et en sciences environnementales, s’inquiètent que ces polluants, "en agissant comme des perturbateurs endocriniens, pourraient avoir des effets à long terme sur la santé humaine."

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont recueillis six placentas auprès de femmes volontaires qui n’ont pas eu de complication pendant leur grossesse. Ils les ont ensuite analysés avec une technique de microspectroscopie extrêmement fine qui permet de détecter les microplastiques.

Résultat : 12 fragments de microplastique dont la taille variait de cinq à 10 micromètres (soit 10 fois plus petit que le diamètre d’un cheveu) ont été trouvés dans quatre placentas, aussi bien du côté du fœtus que du côté maternel.

Comment sont-ils arrivés là ? Tous ces fragments étaient colorés en bleu, rouge, orange et rose et semblaient provenir de diverses sources : revêtement, peinture, adhésifs, plâtres, emballages, produits d’hygiène ou encore cosmétiques que les futures mères auraient utilisés.

Problème : la toute petite taille de ces microplastiques fait qu’ils ont la capacité de passer dans le sang. Si les chercheurs n’ont pour l’instant pas la preuve formelle qu’ils sont passés dans le sang du fœtus, cette éventualité doit être considérée. "C'est comme avoir un bébé cyborg : il n'est plus composé uniquement de cellules humaines, mais d'un mélange d'entités biologiques et inorganiques", a déclaré au Guardian Antonio Ragusa, directeur du département d'obstétrique et de gynécologie à l'hôpital Fatebenefratelli de Rome, qui a dirigé l'étude.

Effets secondaires du plastique sur la santé humaine

Les produits chimiques utilisés dans la production de plastique sont toxiques et nocifs pour le corps humain.

Le plastique peut être dangereux de plusieurs manières.

Des produits chimiques comme le plomb, le cadmium et le mercure peuvent entrer directement en contact avec l'homme.

Ils ont été trouvés dans de nombreux poissons de l'océan.

Ces toxines peuvent causer des cancers, des handicaps congénitaux, des problèmes du système immunitaire et des problèmes de développement chez l'enfant.

Pour en savoir plus sur les effets des plastiques sur les humains, visitez Ecology Center.

 

Les autres toxines comme le BPA ou le bisphénol-A pour la santé se trouvent dans les bouteilles en plastique ou les matériaux d'emballage alimentaire.

Lorsque les chaînes polymères du BPA sont décomposées et pénètrent dans le corps humain par de l'eau ou du poisson contaminés, cela pourrait entraîner de graves dommages à notre corps.

Le BPA peut diminuer le récepteur des hormones thyroïdiennes, ce qui peut entraîner une hypothyroïdie.

Plus précisément, le BPA est un produit chimique connu qui interfère avec la fonction hormonale humaine.

Rolf Halden, professeur agrégé à la School of Sustainable Engineering et à l'Arizona State University, a étudié les effets néfastes des plastiques sur les humains et a jusqu'à présent conclu qu'il est presque impossible de déterminer le contour exact des effets des plastiques sur la santé des humains.

Cela est dû au fait que le problème de la contamination plastique chez l'homme est globalement répandu ; il n'y a presque pas de sujets non exposés. Cela étant dit, il est évident que les produits chimiques ne sont pas sains pour les humains.

Pour en savoir plus sur les études de Halden sur le plastique à l'Arizona State University, voir Impacts des plastiques sur la santé humaine et les écosystèmes.

Pour ce qui est de se protéger de la contamination, il est probablement préférable de ne pas avoir une alimentation composée principalement de poisson, car la plupart sont probablement contaminés.

Le Parlement alerte sur les effets néfastes des microplastiques pour les consommateurs de poissons et crustacés.

Un consommateur moyen de crustacés méditerranéens ingère environ 11 000 fragments de plastique chaque année », déclare la député européenne Catherine Chabaud (Renew Europe).

Cependant, l'une des choses les plus efficaces que nous puissions tous faire en tant que membres de cet écosystème fragile est d'être responsable de nos déchets.

Lorsque nous en avons l'occasion, nous devons essayer d'éviter d'acheter des produits emballés dans du plastique.

Voici quelques effets néfastes sur la santé que l'on trouve couramment chez les individus -

Maladies causées par le plastique

* Asthme

* Cancer pulmonaire dû à l'inhalation de gaz toxiques par les poumons entraînant un cancer.

* Cancer et dommages au foie

* Lésions nerveuses et cérébrales

* Maladie du rein

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NOTRE BOUTEILLE A LA MER

 

SOS - Est-ce qu'il existe un seul groupe dans l'agroalimentaire qui peut s'engager aujourd'hui publiquement sur le fait qu'aucun produit nutritif de sa production ne soit plus emballés dans du plastique vierge ou plastique recyclé contenant des agents chimiques (perturbateurs endocriniens) susceptibles de porter atteintes à notre santé et à celle de nos enfants ? 

Parce que se nourrir ne doit pas devenir synonyme de maladie. 

Nous devons être prêts à accepter, à comprendre ce problème et regarder au-delà de notre déni humain. 

Notre folie de consommation excessive du plastique nous amène tout droit vers l'extinction. 

La santé passe aussi par ce que nous mangeons, et en ce sens l'industrie agroalimentaire sera t-elle bannir tout ce plastique qui nous empoisonne et respecter ainsi notre santé? 

 

Le plastique : un défi environnemental majeur à l’épreuve du Covid-19

La situation est aujourd'hui aggravée par la pandémie de coronavirus.

Emballages, suremballages, masques, visières, gants, protections pour les commerçants et plexiglas ont été produits en masse pour se prémunir du virus. 

“COVID pollution: impact of COVID-19 pandemic on global plastic waste footprint”, un article paru dans la revue Heliyon en février 2021,  est écrit par David E. Bassey, Nsikak U. Benson et Thavamani Palanisami s’est intéressé aux déchets plastiques générés à l’échelle mondiale en raison de la pandémie – gants, combinaisons médicales de protection, masques ou encore bouteilles de désinfectant à main – et tente d’évaluer leur empreinte environnementale et leurs impacts sur les écosystèmes.

 

Cette production de déchets à usage unique est d’une telle ampleur que les récents efforts mondiaux pour diminuer l’utilisation des plastiques pourraient être réduits à néant.

La majorité de ces déchets ont une autre particularité : ils sont de nature biomédicale et nécessitent donc un traitement spécifique ce qui complexifie la crise actuelle.

La consommation de produits et matériaux en plastique à usage unique a dépassé les frontières du monde médical pour se généraliser à l’ensemble de la population. Cette pratique était toutefois antérieure à la pandémie dans certains pays du continent asiatique.

Les chiffres sont sans appel : 1,6 million de tonnes de déchets d’équipements de protection à usage unique seraient générées chaque jour dans le monde.

En 2020, le poids de ces déchets plastiques serait de l’ordre de 585 millions de tonnes. À titre d’exemple, entre le début de la pandémie et mars 2020, la quantité de déchets médicaux générés et traités avait augmenté de 23% en Chine.

Une part non négligeable de ces déchets est rejetée dans des décharges ouvertes ou non contrôlées, et sort donc des circuits traditionnels de gestion.

Non biodégradables, ils peuvent contenir et accumuler des polluants toxiques et des agents pathogènes, ce qui représente un risque sanitaire important. 

Dans de nombreux cas, le plastique est faussement perçu par beaucoup comme incontournable, ce retour en force du plastique jetable à usage unique est un pas en arrière important dans la lutte contre la pollution plastique.

Une étude parue le 2 avril 2020 dans la revue médicale The Lancet a découvert que le coronavirus peut rester infectieux jusqu’à une semaine sur le plastique et pourtant le lobby du plastique prône la réhabilitation durable de ce matériau pour faire reculer les législations environnementales.

Les scientifiques craignent le renforcement dramatique de la pollution plastique, pourtant déjà considérée par le PNUE comme l’un des plus grands fléaux environnementaux de notre temps.

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NOTRE BOUTEILLE A LA MER

 

SOS - Notre capacité des installations de gestion des déchets est largement dépassée.

Ce problème est encore plus aigu dans les pays à revenus faibles et intermédiaires et fortement peuplés.

 

Nous sommes tous face à un déficit d’innovations pour créer de nouveaux équipements dont la matière ne serait pas du plastique, et qui serait réutilisables après désinfection et stérilisation.

 

La stratégie de gestion des déchets biomédicaux doit impérativement être repensée.

 

Géraud Guibert, président de LFE:

"Il est urgent que des mesures soient prises pour une vraie stratégie de gestion des déchets liés à la crise sanitaire dans le monde."

Alors, qu'attendons-nous? 

Le monde face au "tsunami de déchets électroniques"

 

La convention de Bâle interdit, depuis son entrée en vigueur en 1992, l'exportation de déchets dangereux d'un pays vers un autre, sauf si ceux-ci peuvent être réutilisés ou réparés. Pourtant, nombre de pays européens continuent d'exporter principalement vers l'Afrique leur e-déchets toxiques.

 

Le premier rapport de l’OMS sur les déchets électroniques et la santé des enfants intitulé : Children and Digital Dumpsites (Les enfants et les décharges de déchets électroniques) est alarmant. 

Les volumes de déchets d'équipements électriques et électroniques sont en hausse à l’échelle mondiale.

 

Selon le Global E-waste Statistics Partnership (GESP), ils ont augmenté de 21 % au cours des cinq années qui ont précédé 2019, année au cours de laquelle 53,6 millions de tonnes de déchets électroniques ont été générées.

 

À titre de comparaison, les déchets électroniques produits l’an dernier représentaient l’équivalent, en poids, de 350 navires de croisière qui, placés bout à bout, formeraient une ligne de 125 km de long.

Seulement 17,4 % des déchets électroniques produits en 2019 sont parvenus jusqu'aux installations formelles de gestion ou de recyclage, selon les estimations les plus récentes du GESP, le reste étant mis au rebut illégalement, principalement dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, où ils sont recyclés par des travailleurs du secteur informel, très souvent des enfants ou adolescents. 

80% des produits électroniques envoyés au Ghana sont normalement du matériel destiné aux marchés de l'occasion, mais les importateurs mélangent produits réparables et hors d’usage, pour obtenir des prix avantageux. Certaines parties de ces milliers d'objets technos abîmées ou cassées se retrouvent dans des décharges à ciel ouverts pour être démontées et brûlées. 

Ce travail informel pratiqué en plein air sans réels contrôles est un vrai problème car des substances présentes dans ces déchets (aluminium, plomb, cadmium, mercure, plastique…) sont libérées dans l’écosystème et polluent les sols et l'air.

Des prélèvements parlent de niveaux de métaux 100 fois supérieurs aux seuils autorisés.

Des milliers d'adultes, mais aussi ces enfants et adolescents, désossent et brûlent en plein air ordinateurs, télévisions, téléphones, appareils ménagers… et mettent en danger leur vie. 

La collecte et le recyclage appropriés des déchets d’équipements électriques et électroniques sont pourtant essentiels pour protéger l’environnement et réduire les émissions nocives pour le climat.

Des mesures efficaces et contraignantes doivent être adoptées d’urgence pour protéger les millions d’enfants, d’adolescents et de femmes enceintes dans le monde dont la santé est menacée par le traitement informel des équipements électriques ou électroniques mis au rebut.

Ce combat sera de longue haleine : on sait, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement, que la valeur estimée dans le monde des matériaux récupérables dans les déchets électroniques se chiffre à 62 milliards de dollars chaque année.

Le recyclage des déchets électroniques est une activité très rentable qui permet à beaucoup de sortir de la grande pauvreté. Mais les milliers de jeunes garçons utilisés dans le recyclage informel des déchets sont en grande majorité une main-d’œuvre bon marché et largement exploitée. Ils sont pour la plupart formés par les "maîtres" brûleurs, des garçons plus âgés ou de jeunes adultes dont beaucoup ne savent ni lire, ni écrire.

La pollution que ce recyclage provoque nous concerne tous car l'urgence climatique est bien là.

Les tonnes de CO2 que cette activité rejette dans l'environnement nous met tous en danger, puisque cela contribue à détruire notre planète. 

Pour en savoir plus, nous vous recommandons le reportage du photographe Muntaka Chasant pour l’agence Solent News/Sipa qui est allé à la rencontre des "burner boys" d'Agbogbloshie. 

 

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Fumer tue, jeter un mégot pollue

Chaque jour, des millions de fumeurs dans le monde doivent regarder des images graphiques bien visibles sur leurs paquets de cigarettes. Photos montrant des personnes mourant de maladies liées au tabagisme.

Cependant, outre les problèmes de santé, les cigarettes constituent également une menace très grave pour l'environnement.

 

Plus de 5 600 milliards de mégots de cigarettes sont trouvés dans la nature chaque année.

D'ici 2025, ce montant devrait atteindre jusqu'à 9 000 milliards de cigarettes.

Les mégots de cigarette représentent 30 à 40 % des articles ramassés lors du nettoyage des côtés ou des villes. Les mégots de cigarettes n'ont été classés que récemment comme déchets dangereux par la Commission européenne.

 

"Deux processus sont principalement responsables des impacts de la cigarette dans les milieux naturels : le lessivage des composés de mégots de cigarettes par l'eau de pluie et son transfert vers les plans d'eau par le ruissellement urbain."

Au-delà de la pollution visuelle, ces déchets représentent surtout une source de pollution environnementale :

- le filtre contient des matières plastiques (acétate de cellulose) : un mégot peut mettre plus de dix ans à se dégrader mais comme il contient du plastique, il ne disparaîtra jamais vraiment ;

- le filtre contient plusieurs milliers de substances chimiques (acide cyanhydrique, naphtalène, nicotine, ammoniac, cadmium, arsenic, mercure, plomb3) dont certaines sont toxiques pour les écosystèmes, pensez-y avant de jeter votre mégot contre un arbre ou dans la nature ou de l'enfouir dans le sable des plages;

sans compter qu'un mégot mal éteint peut provoquer des incendies; 

- un mégot jeté par terre et emporté par les eaux rejoindra forcèment les mers et les océans.

Vous me direz qu'un seul mégot de cigarette n'est pas capable de causer de grands dommages à l'environnement. Cependant, il faut comprendre qu'aujourd'hui c'est l'accumulation d'énormes quantités de filtres à cigarettes qui produit ce désastre écologique. L'étendue de la pollution est également directement liée au temps qu'ils restent dans l'environnement. La Cities Foundation est d'avis que la pollution par les mégots de cigarettes doit être traitée au même niveau d'importance que le cancer du poumon ou d'autres maladies liées au tabagisme, et que l'industrie du tabac doit assumer sa part de responsabilité.

Si vous êtes un fumeur et que vous vous souciez de l'environnement, c'est peut-être la raison la plus importante pour arrêter de fumer dès aujourd'hui. Pour vous, pour la planète, pour l'avenir de l'humanité. 

Apprenez en plus avec Cities Foundation.

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Jouets d'occasion, un cadeau empoissoné

 

Comme nous, sans doute, vous pensiez que c'était une bonne idée de conserver vos petits voitures et vos jeux de construction pour les transmettre à votre progéniture. 

 

Source: BPF 

Pour les plastiques, "the sky's the limit" (le ciel est la limite):

Comment tout cela a commencé? 

Les plastiques, c'est une histoire de plus de 100 ans d’innovation.

L’un des tout premiers plastiques a été inventé par Alexander Parkes en 1855.

Mais notre problème concernant le plastique commence en 1950 lorsque le sac en plastique fait sa première apparition, puis qu'il est introduit dans les textiles, la mode, les jouets, les produits domestiques...

Dans le années 60 et 70; le plastique est à la mode.

Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong plante même un drapeau américain en nylon sur le sol lunaire. 

C’est un moment historique.

Pour la postérité, il lâche ces quelques mots, soigneusement préparés: «It’s a small step for [a] man, but a giant leap for mankind» (en français: «C’est un petit pas pour l’homme mais un bon de géant pour l’humanité»).

Puis il prend son appareil photo et immortalise l’instant en prenant un cliché... d’un sac-poubelle en plastique. 

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Source: NASA

Depuis 2000 tout s'accélère, le monde produit plus de plastique que durant les 50 ans précédents, en majorité des produits à usage unique et des emballages. Et le phénomène s'accentue encore maintenant grâce au recyclage du plastique. 

Vous pourrez également découvrir une ligne du temps très complète consacrée aux plastiques sur http://www.bpf.co.uk/plastipedia/plastics_history/Default.aspx

"Depuis la création de Baekeland, de nombreux nouveaux plastiques ont été créés et développés, en offrant une gamme extrêmement vaste de propriétés attractives, et que vous retrouvez dans toutes les maisons, les bureaux, les usines et les véhicules. Nous ne pouvons pas prédire ce qui apparaîtra dans les magasins au cours des 100 prochaines années mais nous sommes confiants dans la vérité de notre prédiction lorsque nous affirmons que pour les plastiques, the sky’s the limit!" voici les propos de PlasticsEurope et ils ont bien raison, puisqu'on laisse faire!

Nous avons introduit le plastique tellement partout, qu'aujourd'hui il est dans l'eau, dans l'air, dans la terre, dans notre corps et même dans les foetus. Cette transformation des modes de vie que la matière plastique a révolutionnée se paie de plus en plus cher , notamment pour les écosystèmes et pour l'Homme puisqu'il met en danger la vie.

Il paraît aujourd'hui impossible d'arrêter la machine.

Pourquoi prôner, promouvoir le recyclage du plastique comme étant une solution, une solution vertueuse?

Cela donne l'impression à l'opinion publique que nous avons trouvé la solution, qu'acheter un produit en plastique recyclé est une bonne action pour les générations futures et pour la planète.

Pourquoi continuons-nous à utiliser le plastique dans des produits du quotidien?

Pourquoi les industries nous disent s'engager pour le respect de l'environnement tout en continuant de nous vendre du plastique recyclé? 

PlasticsEurope nous fait comprendre que l'industrie du plastique c'est un business colossal, l'industrie européenne du plastique a réalisé un chiffre d'affaires de 355 milliards d'euros en 2017 et crée des emplois directs à plus de 1,5 million de personnes en Europe.

PlasticsEurope publie régulièrement des rapports de marché sur le secteur européen des plastiques. Le rapport le plus récent s’intitule « Plastics – the Facts 2020. An analysis of European plastics production, demand and waste data.»

 

Aujourd'hui nous savons que le plastique est dangereux.

Et le savoir c'est le pouvoir, le pouvoir de changer cela. 

Nous avons relaté ici les différents points qui mettent en évidence que le plastique est dangereux tout au long de son cycle de vie.

Nous ne pouvons plus ignorer le fait que le plastique contribue à détruire l'humanité et la planète.

Combien d'études et de rapports devons-nous encore attendre pour faire concrètement quelque chose? 

 

Le plastique et le plastique recyclé nous tuent à petit feu, alors ne serait-il pas temps d'arrêter cette frénésie?

Le génie humain, l'innovation ne peuvent-il pas résoudre ce problème?

Qu'est-ce que les générations futures penseront de notre siècle? 

Et vous, qu'en pensez-vous?

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S'il est nécessaire de le mentionner, nos "bouteilles à la mer" ne sont pas une incitation à polluer l'océan, mais un jeu de mots pour faire réfléchir.

Lancer une bouteille à la mer était autrefois le moyen d'envoyer un message pour appeler à l'aide en espérer qu'il soit entendu. 

Nous espérons que nos différents messages seront eux aussi entendus et que le monde prendra enfin conscience de la gravité de la situation en agissant et en participant à un réel changement collectif.

Merci à tous les experts, les scientifiques, les journalistes, les bénévoles, les partenaires, les donateurs privés, les membres et les 3 millions de signataires du No More Plastic Manifesto, sans qui nous n'aurions pas pu réaliser cette page consacrée au plastique et à ses effets. 

Au travers de notre Manifesto, nos signataires ont challengé tant de marques à travers le monde. 

Grâce à vos signatures, grâce à vos voix, nous avons avec d’autres organisations pesé dans l’opinion publique, nous avons fait en sorte qu’on parle enfin massivement de ce problème de pollution dans les médias généralistes;  nous avons provoqué des recherches afin de mieux comprendre les conséquences de cette pollution sur la santé, nous avons forcé des gouvernements à agir, à mettre en place des lois.

Aujourd’hui de nombreux pays, de nombreuses compagnies commencent enfin à prendre des premières mesures.

Cette victoire c’est la vôtre. 

Mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire, car aujourd’hui le brouhaha médiatique autour de la pollution plastique met trop souvent en avant le plastique recyclé comme étant LA solution pour régler ce problème. 

Quelles seront les compagnies et les marques qui répondront à notre appel de mettre en place des alternatives durables aux produits en plastique à usage unique, aux emballages, au packaging plastique, et au plastique recyclé?

Auront-il la créativité, l'invention et l'innovation pour développer des solutions pérennes bonnes pour nous, pour l'océan et notre futur? 

Ne sous-estimons pas notre pouvoir. Continuons à les challenger.

Lorsque notre voix et nos actions s'unissent à celles de milliers ou des millions d'autres à travers le monde, nous créons un mouvement inclusif, percutant et impossible à ignorer.

Chacun de nos choix peut avoir un impact positif sur le futur de l’humanité.

Vous me direz que c’est une utopie.

C’est vrai, mais tant que nous pensons que nous ne pouvons rien changer, nous ne changerons rien.

Tant que nous pensons que le problème est trop important, nous ne changerons rien.

Nous devons être utopistes et ne pas nous soucier de ce que font ou pensent les autres.

L’utopie d’aujourd’hui, c’est la réalité de demain. 

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Together we can save our future.
Email: future@nomoreplastic.co